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Mordéhaï Bendrihem à la Fondation Casip-Cojasor :
cette obscure clarté de Hanoucca

A l'initiative de SEPIA et du service pour les survivants de la Shoah de la Fondation Casip-Cojasor, soixante personnes âgées ont assisté le 7 Décembre  au centre communautaire Michkenot Israël à une conférence sur la signification de Hanoucca du Rabbin Mordéhaï Bendrihem, venu spécialement d’Israël.

La célébration de Hanoucca symbolise essentiellement la confrontation entre deux visions du monde : celle de la culture grecque ou occidentale et celle de la tradition juive.
La culture philosophique grecque, qui cherche à maîtriser tout ce qui lui est étranger grâce aux lumières de la raison, serait finalement sans cesse tentée de faire disparaître ce qu’elle ne parvient pas à comprendre, en particulier la tradition juive : comment un rationaliste grec pourrait-il comprendre le lien indéfectible qui unit l’homme juif à un D.ieu infini dépassant la raison humaine ? Alors que la philosophie grecque-occidentale nous intime effectivement de réfléchir rationnellement avant d’agir, la Torah prône: « naassé vé nishma » (« accomplissons d’abord et tentons de comprendre »).

L’homme juif doit avant tout accomplir les commandements de D.ieu sans forcément en avoir une compréhension claire et immédiate. L’engagement dans l’action au sein du monde prime sur la compréhension.

Certains des usagers du Casip-Cojasor présents ont confronté leurs idées à celles de l’intervenant: le Judaïsme n’est-il pourtant pas synonyme d’esprit critique ? La pensée du grand Maïmonide, par exemple, n’a-t-elle pas été autant nourrie par la tradition juive que par la philosophie grecque ?
Décidément, les relations entre Athènes et Jérusalem sont bien complexes au regard des discussions menées avec passion par les usagers de la Fondation.