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" Altneuland ", " Terre ancienne, terre nouvelle
", tel était le titre du livre prophétique de
Théodore Herzl qui jeta les bases de la création de
l'Etat d'Israël en 1902, pays dont les racines plongeaient
dans l'antiquité et dont les branches s'étendaient
vers le futur.
La "Fondation CASIP-COJASOR", reconnue d'utilité
publique le 29 décembre 1999 et dont les activités
ont débuté le 1er janvier 2000, est une "ancienne-nouvelle"
organisation de l'action sociale communautaire.
Ancienne, elle l'est indéniablement, tirant sa source de
la plus antique "guemilouth hassadim", cette solidarité,
cette écoute du prochain, pierre angulaire de la Thora. C'est
grâce à cet enseignement que Maïmonide a pu écrire,
au 11 ème siècle: "on n'a jamais connu de communauté
juive, en quelque temps et quelque lieu que ce soit, qui n'ait eu
de caisse de bienfaisance".
En France, on sait qu'au Moyen Age existaient des 'Hevroth (sociétés
mutualistes) grâce auxquelles les juifs trouvaient aide et
réconfort dans les moments difficiles de leur existence.
C'est de la fusion de ces 'Hévroth, en 1809, sous l'égide
du Consistoire israélite de France, que naquit le Comité
de bienfaisance israélite de Paris, le CBIP, ancêtre
du CASIP.
L' "Encyclopedia judaica" souligne que ce fut la première
organisation sociale juive moderne, ouverte à tous les demandeurs
de la Communauté, fussent-ils ou non membres d'une synagogue,
locale ou étrangère.
Au jour de sa fusion avec le COJASOR, le CASIP avait 190 ans d'histoire
et, au-delà, une longue pré-histoire!
Le COJASOR, quant à lui, s'il est né sous les tristes
cieux de la seconde guerre mondiale, tire aussi son origine de l'antique
tradition juive de solidarité développée dans
les mouvements populaires juifs d'Europe orientale.
Né de la Résistance, le COJASOR a vu le jour en 1945
et s'est consacré aux milliers de personnes déplacées,
rescapées des camps d'internement qui cherchaient à
reprendre une existence "normale" en France. Plus tard,
le COJASOR ouvrait le "Service personnes âgées"
de la Communauté juive.
Ce qui caractérise tant le CASIP que le COJASOR, c'est leur
profond enracinement dans la Communauté, dans la conscience
collective d'une solidarité communautaire. Plus que des services,
plus que des instruments techniques sociaux, CASIP et COJASOR ont
été des mouvements d'action tirant leur source, leur
légitimité, leur efficacité dans le soutien
des membres de la Communauté.
Ancienne, la Fondation est l'expression de cette traditionnelle
fraternité du Judaïsme avec les plus pauvres.
Nouvelle, elle agit, face aux besoins et aux situations en évolution
rapide, de façon professionnelle, moderne et intégrée
à la communauté nationale. |