Action sociale du Casip
Benevoles du Casip

Les bénévoles organisent une animation à la résidence Amaraggi pour personnes âgées

Valérie Taïeb, coordinatrice des bénévoles de la Fondation Casip-Cojasor service Sepia/Survivants de la Shoah, parle de l'engagement des bénévoles qui a permis de créer un groupe de Yiddish à la résidence Amaraggi.

La résidence Amarraggi maison de retraite située à Paris dans le 19ème arrondissement dispose de 80 lits et accueille les personnes dépendantes et les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées. A l’invitation de sa directrice, Madame Abitbol, avec la collaboration d'Arielle, l'animatrice, et la participation des psychologues de la résidence, nous avons mis en place un cercle d’échange linguistique en Yiddish pour les résidents yiddishisants. Les rencontres ont lieu une fois par mois de dans une atmosphère joyeuse et chaleureuse pour le plus grand plaisir des tous les participants : les résidents et les animatrices, toutes bénévoles. Merci à Madeleine, résidente, pour ses propos magnifiques : « j’étais couchée vous m’avez redonné la santé ».

Nous donnons la parole à Brigitte Paszt une des animatrices :
Lorsqu’Annie Minski, très engagée dans son action bénévole au sein de la Fondation, m’a demandée si je voulais bien participer à un groupe de Yiddish pour des personnes résidant au centre Amaraggi, j’ai répondu instantanément oui, comme la plupart des bénévoles Fanny Apelbaum, Hélène Goldberg, Monique Rozenblum, Reine Skurnik, Eliane Wilenski.

Dès la première séance, nous avons été chaleureusement accueillies par l’équipe du centre Amaraggi. Nous nous sommes senties en confiance, dans une ambiance bon enfant.
Le contact avec les résidentes s’est établi de manière naturelle. Je m’attendais à ce qu’elles parlent toutes parfaitement le yiddish, comme mes parents le parlaient, mais la plupart l’avaient entendu parler chez elles ou chez leurs grands-parents, mais ne le pratiquaient plus depuis des années. L’une d’entre elles l’avait étudié.

J’ai eu alors le sentiment que là où nous étions sensées animer, nous étions en train de réanimer…Les regards, les corps, les voix s’imprègnent de vitalité, les rires fusent dans la gaieté et la bonne humeur, on frappe des mains, on se souvient de paroles de chansons enfouies dans la mémoire, on reprend en chœur le refrain, on écoute avec nostalgie « Belz maïn Shtetele Belz », puis vite on passe avec légèreté à « Baï mir bist tou shaïn ». Des hommes viennent rejoindre le groupe et apporter leur voix forte.

Chaque mois, nous les retrouvons et laissons notre spontanéité ouvrir les échanges, de façon informelle, avec toujours la Yiddishkeit comme fil conducteur.
Les enfants et les petits-enfants cherchant à renouer avec leurs racines auprès de leurs grands-parents, nous réservent de merveilleuses surprises …
Ainsi s’établit une dynamique intergénérationnelle et nous, bénévoles de plus de 65 ans, nous nous sentons à notre place.
Être bénévole, c’est donner un peu de notre temps et recevoir beaucoup !

Lorsque nous leur proposons de préparer un spectacle, les résidents répondent avec enthousiasme, ainsi le 12 décembre, nous chanterons en yiddish pour tous les résidents et leurs familles. On n’est jamais trop âgé pour se fixer des projets !

Le yiddish de leur passé leur offre un pont vers le futur…
Brigitte PASZT

Rejoignez l'équipe des bénévoles, appelez Valérie Taïeb au 01 49 23 71 45 / valérie.taieb@casip-cojasor.fr

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