Né en Tunisie, il fut une des victimes des Nazis qui l’ont envoyé en camps de travail ce qui l’obligea à interrompre ses études. Avant de quitter sa terre natale et de s’exiler à Paris, il agit dans le cadre d’un mouvement sioniste religieux pour aider des juifs tunisiens à immigrer vers la Palestine. Arrivé en France, ce ne fut pas le paradis attendu.
Après avoir subi pendant quelques temps l’antisémitisme d’un patron, qui voulait lui imposer de travailler à Kippour, Charles Jérusalmi, homme pieux, décida de consacrer sa vie à sa communauté. Répondant à une annonce dans la presse juive, il fut accepté au Casip. Son engagement fut alors total. Il consacra toute sa carrière à rechercher des financements afin de mieux servir les bénéficiaires. Alors que les subventions du FSJU commençaient à diminuer dans les années 1970, il prit l’initiative de constituer le fichier de donateurs.
C’est lui qui a rentabilisé le vestiaire, en recherchant des circuits de ventes des chiffons inutilisables. C’est lui qui a développé l’attribution de bourses aux étudiants. Autodidacte, il devint un fin connaisseur de la bourse et il en fit profiter très largement le Casip.
Grâce à lui et au soutien de son directeur général, Gabriel Vadnaï, le Casip put développer ses ressources financières. Il continua à travailler bénévolement pour la Fondation Casip-Cojasor après sa retraite presque jusqu’à ses derniers instants.
